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 j.mellickPourquoi Hollande a échoué ?

À l'heure du bilan des 4 années de la présidence de Hollande chacun ira de sa colonne en positif pour le PS et le PRG et en négatif pour le FN, la droite, le centre, les frondeurs socialistes, le Front de Gauche etc. Cette catégorie trouvera à juste titre, mille raisons de dresser un bilan catastrophique de ces 4 années.
Loin de ces calculs comptables, 2 mauvaises décisions de Hollande pour la gauche ont conduit immédiatement au désamour avec celui pour qui le peuple avait voté.
La 1ère mauvaise décision concerne le Traité Européen de Stabilité Financière que Hollande n'a pas renégocié comme il l'avait promis pendant la campagne électorale de 2012. Il s'est immédiatement couché devant le "Nein" de Merkel et de la Commission de Bruxelles.
Tout expert de l'économie vous dira qu'à partir de octobre 2012 Hollande s'était mis lui même la corde européenne au cou et n'avait plus de marges de manœuvres pour mettre en place la politique économique et sociale promise à ceux et celles qui le soutenaient le 6 mai 2012.
Cette erreur historique dés son arrivée à la présidence pour ne pas avoir tapé du poing sur la table comme ont pu le faire De Gaulle, les Premiers Ministres britanniques a conduit les français à l'austérité et à une overdose d'impôts. La confiance en Hollande était rompue. Il n'y avait pas de différence avec Sarkozy, la grossièreté en moins.
La 2ème mauvaise décision est surtout symbolique. L'arrêt des hauts fourneaux sidérurgiques de Florange. Hollande a plié devant le capitalisme mondialisé que représentait l'Indien Mittal arrêtant la production d'acier en lorraine. Sarkozy avait cédé à Mittal en 2009 pour la fermeture de l'aciérie de Gandrange malgré sa promesse faite avant les élections de 2007. Rebelote avec Hollande qui juché sur une plateforme à l'usine sidérurgique de Florange s'engage à ne pas fermer le site. Résultat: 600 ouvriers au chômage. D'où le slogan "le sarkohollandisme" puisque les présidents changent mais toujours la même politique libérale.
"Mon ennemi, c'est la finance!" déclamait Hollande au meeting du Bourget. On en est loin. Et pourtant une autre solution était possible pour sauver les emplois de l'usine sidérurgique de Florange : la nationalisation temporaire dans l'attente de trouver un nouveau propriétaire. C'était ce que proposaient Strauss-Kahn et Montebourg ministre du redressement productif.
La confiance en la parole politique était définitivement rompue entre le peuple et Hollande. Hollande et le PS en payent les pots cassés, c'est leurs affaires mais ils entraînent la gauche dans la descente aux enfers favorisant par leur politique libérale dictée par Bruxelles et Merkel le vote traditionnel à gauche vers le FN, comme dans toute l'Europe.

 


 

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