Fil de navigation

Actualité Comité de Béthune

Vie Politique Béthunoise

 Le « choc fiscal » voulu par le MRC aura-t-il lieu ?   . Ce soir, les élus...

Béthune : Les Camarades et Sympathisants…

Vous trouverez ci-dessous les appels à voter distribués par les Camarades et Sympathisants MRC dans...

Le Repas du Comité de Béthune

  INVITATION Le Mouvement Républicain et Citoyen de Béthune vous invite à son repas de rentrée politique...

Infos Béthune 2

Page en Construction

Infos Béthune 3

Page en Construction

Actualité Comité de Béthune (copie)

Vie Politique Béthunoise

 Le « choc fiscal » voulu par le MRC aura-t-il lieu ?   . Ce soir, les élus...

Béthune : Les Camarades et Sympathisants…

Vous trouverez ci-dessous les appels à voter distribués par les Camarades et Sympathisants MRC dans...

Le Repas du Comité de Béthune

  INVITATION Le Mouvement Républicain et Citoyen de Béthune vous invite à son repas de rentrée politique...

Infos Béthune 2

Page en Construction

Infos Béthune 3

Page en Construction

 Le « choc fiscal » voulu par le MRC aura-t-il lieu ?  

.

Ce soir, les élus du conseil municipal seront confrontés au débat d’orientation budgétaire, qui précède le vote du budget, le 23 février. Cette perspective du DOB a fait sortir de leur tanière les élus d’opposition MRC, Jacques Mellick et Jean-Marc Dendiével en tête, qui ont des suggestions à faire à la majorité : « La baisse de l’impôt, il faut la faire, c’est indispensable pour notre ville. Il y a un turnover comme il n’y a jamais eu dans le logement social. La première feuille d’impôt des familles, après leur installation, c’est plus de deux mois de loyer en taxe d’habitation. Les gens s’en vont, ils vont à la campagne. L’impôt fait fuir ceux qui en payent », assure Jean-Marc Dendiével. Les élus ont en tête l’exemple d’un couple qui paye 1 400€ au Mont-Liébaut.

Lui et Jacques Mellick trouvent que baisser l’impôt est « la première priorité ». Une part grandissante de familles à revenus modestes et ne payant pas l’impôt serait selon eux assimililable à une « paupérisation de la ville ». L’arrivée d’habitants à revenus modestes n’aiderait pas les finances de la commune, et ne profiterait pas au commerce local, faute de moyens suffisants.

Pour favoriser la mixité, les élus MRC militent pour un « choc fiscal », de 15 % au moins. Ils ne se satisfont pas des baisses amorcées : « C’est dérisoire, il y la piège fatal de baisser la part communale et d’augmenter la colonne du SIVOM. Puisqu’au SIVOM, on paye des services », peste Jean-Marc Dendiével. « Le choc dont on parle, il fallait le faire de suite, quitte à réduire fortement le train de vie de la commune. » Un sujet qui risque d’ajouter un débat au débat.

Béthune : le « choc fiscal » du MRC anime le conseil municipal

Publié le 27/01/2016

PAR FÉLIX PENNEL

Le conseil municipal de Béthune s’est réuni mardi soir pour le débat d’orientation budgétaire. Mais c’est surtout une proposition de l’opposition (MRC) de baisser tout de suite les impôts de 15 % qui a animé la soirée. Pierre-Emmanuel Gibson a poussé Jean-Marc Dendiével à faire des propositions concrètes.

Mardi soir, on est tout de suite entré dans le vif du sujet. « Cette année, on a innové puisque le DOB a déjà commencé dans les pages de La Voix du Nord. Certains ont parlé de choc fiscal , d’un -15 % d’impôts tout de suite (notre édition de mardi). On a calculé, ça coûterait 3,5 millions d’euros. On fait comment, Monsieur Dendiével ? », interroge d’emblée Pierre-Emmanuel Gibson, premier adjoint.

L’élu d’opposition (MRC) ne se laisse pas démonter : « Aujourd’hui, à Béthune, les impôts sont trop élevés, il faut un choc psychologique et fiscal. Il faut réduire les dépenses de communication et de prestige, de personnel. La dette est toujours élevée. Vous avez fait un nouveau logo : était-ce utile ? »

« C’est vous au pouvoir, pas nous ! »

Pierre-Emmanuel Gibson, qui a le sens de la mise en scène, fait alors amener un tableau et un feutre pour lister et évaluer les propositions de l’opposition. « Alors, 3,5 millions d’euros à trouver. Ok, on fait zéro communication : 120 000 € d’économie. On supprime aussi les fêtes ? Dites-le moi ? Ok, plus d’événement, plus rien, astreinte totale : 650 000 €. Le personnel ? On vire combien de personnes ? 50 ? 100 ? Et qui ? »

 

 

Jean-Marc Dendiével : « C’est vous au pouvoir, pas nous ! » Pierre-Emmanuel Gibson : « Ah ! Mais comment on fait ? Ce choc fiscal, c’était une proposition en l’air ? On est à 770 000 € sur 3,5 millions ! » Jean-Marc Dendiével : « Il y a trop de cadres… Et vous avez dépensé 450 000 € pour acheter du papier. » Pierre-Emmanuel Gibson : « Très bien, donc on vire les cadres et on n’achète plus de papier. Mais on est encore très loin des 3,5 millions… »

« Pas besoin d’une guerre entre Béthunois »

Un vrai match de boxe finalement interrompu par Olivier Gaquerre, maire : « Il faut un choc fiscal, mais comment ? Je partage vos préoccupations, mais si vous avez des solutions qu’on n’a pas, on est preneur, humblement. Je n’ai pas envie de m’écharper avec vous, on n’a pas besoin d’une guerre entre Béthunois. » Un peu de pommade après les coups… Jean-Marc Dendiével joue le jeu et calme lui aussi les débats, « j’ai dit une baisse d’impôts de 15 %, mais on peut la faire en deux fois. Nous voulons que vous réussissiez, pour Béthune. »

Jacques Mellick (MRC), silencieux jusqu’alors, s’interroge sur la promesse du maire de baisser les impôts de 15 % en 6 ans. « Nous serons à la moitié cette année, répond Olivier Gaquerre. Rendez-vous en fin de mandat. »

Le vote du budget aura lieu le 23 février.

État des lieux avant le budget 2016

Finances. Après une baisse de 950 000 € en 2015, la ville va perdre environ 860 000 € en 2016 en dotation d’État. Béthune touchera donc 2,197 millions cette année contre 4,927 millions en 2008. « Avec cet argent, on aurait pu le faire ce choc fiscal », souligne Pierre-Emmanuel Gibson.

Le premier adjoint assure que les impôts locaux continueront à baisser en 2016. La taxe sur le foncier bâti pourrait par exemple passer sous les 39 %. Mais il prévient que le Département va augmenter ses impôts de plus de 4 % et que les Béthunois payeront donc plus d’impôts cette année. « C’est une folie. » Béthune s’est désendettée de 650 000 € en 2015.

La dette béthunoise s’élève à 48,456 millions au 15 janvier 2016. Par ailleurs, Pierre-Emmanuel Gibson a annoncé que la ville avait réalisé 2,5 millions d’économies en 2015, « c’est un record ! »

Social. Le budget du CCAS et les subventions aux associations ne baisseront pas, « c’est sanctuarisé ».

Foncier. La municipalité possède 164 biens fonciers, soit sept fois plus que la ville de… Lyon. « C’est considérable pour une ville de 27 000 habitants. » Une réflexion sera menée pour en vendre.

Investissements. La ville prévoit d’investir dans de nombreux projets cette année : réparer la piscine, agrandir la salle Henri-Louchart, lutter contre les inondations, vidéosurveillance, travaux à l’hôtel de ville, réparations à l’église Saint-Vaast, nouvel éclairage à la salle Carpentier, création de multiples parcs, mise en place du wi-fi gratuit dans les lieux publics…

 

Ils l’ont dit

Joël Caron (EELV) : « Vous essayez de tenir vos engagements. Un choc fiscal est difficile aujourd’hui, l’impôt est nécessaire pour les communes. Je trouve que vous faites pas mal d’économies. Mais il y a encore des efforts à faire, bien sûr. »

Michel François (divers gauche) : « C’est un copier-coller des années précédentes. Vous préférez battre le fer contre l’agglo (plutôt que de vous occuper de la ville). »

Ludovic Pajot (Front national) : « Il y a une pression fiscale insoutenable à Béthune. Il y a une baisse des impôts mais votre technique est de transférer les charges sur le SIVOM. C’est de la poudre aux yeux. Il faut une mutualisation des moyens. »

Jean-Marc Dendiével (MRC) : « Vous réformez, mais qui va dire que ça va mieux ? Ne comptez pas sur nous pour vous féliciter. Il y a trop d’argent jeté par les fenêtres. »

Un autre

Le MRC de Béthune se paye le gouvernement

La semaine dernière, la rentrée politique du MRC béthunois ne s’est pas faite que sur le terrain local. Nathalie Delbart, vice-présidente MRC au conseil départemental, a taillé des croupières au gouvernement. Elle se dit « en rupture avec le gouvernement pour ne pas trahir ses idéaux ». Elle continue : « Nous sommes des gens de gauche mais il faut rappeler au gouvernement ses priorités. La priorité, c’est le progrès social, et le gouvernement n’est pas à la hauteur. » Dernier commentaire saignant, suite aux élections régionales : « La population a gardé ses valeurs de gauche républicaine, comme la fraternité. Le gouvernement les a perdues. » Les oreilles du Parti socialiste local ont-elles sifflé ? Pas du tout. Au niveau départemental, auprès de Michel Dagbert, c’est l’harmonie, dit-elle.


Liens utiles

Plan interactif

Mouvement Républicain et Citoyen 62

235, route de Béthune
62300 Lens

03 21 43 40 88

Envoyez-nous un e-mail