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Après un an de campagne, la situation politique gravissime que nous traversons et l'impossibilité de réunir les parrainages requis me conduisent à retirer ma candidature et à favoriser le seul impératif qui vaille aujourd'hui : empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour.

Élection inouïe, l'élection présidentielle de 2017 met notre pays en danger. Chaque responsable politique sera comptable de son propre résultat mais aussi de la situation globale que nous connaîtrons en juin prochain.

Benoît Hamon, candidat issu de la primaire citoyenne, a pris l'initiative d'une discussion avec nous. Ces échanges n'étant pas aboutis aujourd'hui, le Conseil National du MRC a décidé à 69 % de reporter sa décision. Nous avons des divergences et je refuse de mettre en scène des convergences réelles pour dissimuler des désaccords de fond, en particulier sur la question européenne et sur certains combats républicains.

Toutefois, nous partageons une même critique de la dérive sociale-libérale de François Hollande et des conséquences désastreuses d'un suivisme européen de la France qui s'est soumise à l'ordre européen de Bercy, Bruxelles et Berlin. Les échanges avec Benoît Hamon prolongent plusieurs années de travail commun, en particulier avec les parlementaires du MRC, lorsque nous nous sommes opposés en septembre 2012 à la ratification du traité budgétaire européen, mais aussi à la loi Travail en 2016.

Les mauvais choix initiaux, pris dès juin 2012 à l'Élysée, ont condamné la gauche à l'échec et sont naturellement repris par le candidat de la confusion des centres, Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée. Pour l'heure, il dépasse les clivages en rassemblant pour l'essentiel les opportunistes de chaque camp.

Nous avons par ailleurs quelques accords avec Jean-Luc Mélenchon qui pose les enjeux du rapport de force en Europe au bon niveau, mais son entreprise obstinée conduira à la liquidation de la gauche et à une marginalisation durable qui soumettra la France à l'aggravation des purges libérales. Cette stratégie de la terre brûlée est irresponsable.

Je veux remercier tous les militants, les sympathisants, les maires, les citoyens, les donateurs qui se sont montrés intéressés par mon projet, l'ont porté dans le débat politique et ont consacré du temps à défendre nos idées. La gauche qui aime la France ne renonce pas, ce combat que nous avons initié depuis un an dépassera la seule élection présidentielle, car c'est le combat d'une génération tout entière.

 

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