Hénin-Beaumont : selon Jean-Marie Alexandre, F. Hollande est "un Pompidou de gauche qui rassure"
Petite phrase qui devrait faire parler dans les chaumières que celle du patron départemental du MRC, Jean-Marie Alexandre, qui, à l'occasion de l'inauguration du siège du mouvement sur la 11e circonscription a dressé un portrait, élogieux dans sa bouche, mais surprenant de François Hollande : "Après une présidence agitée et turbulente, si François Hollande a été élu, c'est parce qu'il nous fallait un candidat normal, une espèce de Pompidou de gauche qui rassure !"
La belle victoire de François Hollande
CARNET DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT
Cette belle victoire est d’abord celle de François Hollande, de la force tranquille qu’il a exprimée avec talent et constance, à partir des orientations tracées dans son discours du Bourget le 22 janvier 2012. Il a su opérer les corrections nécessaires par rapport à certaines dérives et se situer au-dessus des partis. C’est cette posture présidentielle et ce sens des responsabilités conforme à l’esprit des institutions, qui lui ont fait gagner l’élection.
En ce sens, cette victoire est aussi plus que la victoire de la gauche : elle est celle de tous les républicains. Elle témoigne d’un esprit de rassemblement qu’il faudra préserver pour la suite. François Hollande a appelé à plus de justice. C’est la condition d’un effort partagé qui sera nécessaire compte tenu de l’ampleur des défis.
Pour ma part, j’apporterai au Président Hollande « le soutien ferme, sans démagogie, mais les yeux ouverts », que j’ai affirmé dans ma déclaration du 13 mars dernier, après que j’ai retiré ma candidature à son profit.
L’échec de Nicolas Sarkozy exprime le rejet du néolibéralisme et d’une politique européenne à courte vue, telle que l’a manifestée le traité européen signé le 2 mars dernier. Je mesure l’amertume qui peut être celle du Président sortant, qui n’avait pas que des défauts. Mais le peuple français a parlé. Il appartient désormais à tous les citoyens de servir ses intérêts.
Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique.
Le Président Hollande aura à créer avec l’Allemagne le rapport de convictions qui amènera celle-ci à accepter de revoir le rôle de la Banque Centrale européenne, à la fois pour casser la spéculation contre l’euro et pour en abaisser le cours, aujourd’hui surévalué. C’est ainsi seulement qu’on pourra prévenir une rechute de la crise de l’euro et faire souffler sur l’Europe une brise de croissance dont elle a bien besoin.
Le Président Hollande saura, j’en suis sûr, dessiner le projet de redressement européen à travers lequel la France pourra continuer son Histoire. Les semaines qui viennent seront décisives. Je souhaite qu’une large majorité de Français lui donne aux élections des 10 et 17 juin prochains, les moyens de relever ce superbe défi.
Présidentielle: Chevènement officialise son soutien à Hollande (sur TF1)
Dépêche AFP, mardi 13 mars 2012, 20h53
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a officiellement annoncé mardi sur TF1 son soutien attendu à François Hollande pour la présidentielle, voyant dans le candidat PS "l'homme le mieux à même de rassembler" face à la crise.
"Je me suis décidé en fonction des intérêts de la France", "dans la grave crise qui se présente et qui n'est pas derrière nous, il faut rassembler toutes les forces de la France et je pense que l'homme le mieux à même de rassembler, c'est François Hollande", a-t-il dit sur le plateau du 20h00.
Les deux hommes doivent d'ailleurs tenir une conférence de presse commune mercredi matin au local de campagne du candidat PS.
M. Hollande "a quand même le mérite de vouloir renégocier le traité européen désastreux" conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui "conjugue des plans d'austérité simultané dans toute l'Europe qui vont au-delà de la réduction des déficits", a ajouté le sénateur de Belfort qui avait été accusé en 2002 d'avoir contribué à évincer Lionel Jospin du 2e tour avec ses 5,3%.
Les propositions de François Hollande "pour réindustrialiser le pays, relancer la production, faire que la construction européenne soit redressée en étendant les prérogatives de la Banque centrale, tout cela va dans mon sens jusqu'à un certain point", a souligné l'ex-ministre de l'Intérieur (1997-2000) qui critique fermement la monnaie unique.
Interrogé sur le nucléaire et l'accord PS-EELV sur le sujet, "je ne m'en accomode pas", a-t-il répondu. "Je suis pour l'industrie nucléaire", c'est un "point de divergence avec le Parti socialiste" mais c'est "limité puisque François Hollande n'évoque plus que la fermeture d'une seule centrale" et a donc, selon M. Chevènement, "clairement refusé l'accord PS-Verts".
Quant à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), "il a un parcours méritoire depuis le traité de Maastricht qu'il avait approuvé. Depuis, il a bien évolué dans le bon sens, il a encore un peu de chemin à faire, je lui laisse l'avenir", a-t-il ajouté.
Depuis son retrait le 1er février de la course pour 2012 (une décision "sage", avait salué M. Hollande), le soutien au candidat socialiste par M. Chevènement qui s'était déjà rallié à Ségolène Royal en 2007, ne faisait quasiment aucun doute.
Le MRC avait d'ailleurs conclu la semaine dernière un "contrat de législature" avec le PS, avec quelques circonscriptions réservées au parti de M. Chevènement.
L'accord prévoit que le MRC présentera des candidats titulaires soutenus par le PS dans les 9 circonscriptions suivantes : Aisne (4e), Alpes-Maritimes (7e), Drôme (2e), Nord (13e), Oise (6e), Var (7e), Territoire-de-Belfort (2e), Hauts-de-Seine (13e) et Val-de-Marne (10e). Six suppléants MRC ont également été décidés.
Jean-Luc Laurent, président du MRC, a indiqué à l'AFP que "quatre à six circonscriptions étaient jouables" en cas de victoire de la gauche, dans un parti qui ne compte actuellement qu'un député sortant, Christian Hutin (Nord).
Les candidats MRC devraient été désignés d'ici le 22 mars.
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"On peut estimer qu'il est sans intérêt que la France en tant que nation survive ou non. Ce n'est pas mon avis. Même ceux qui désirent que le cadre national soit dépassé ne doivent pas ignorer qu'on ne peut se dépasser sans être. Il n'y aura pas d'Europe sans une France consciente de ce qu'elle est : l'unité est d'abord une harmonie de différences"
Albert CAMUS - Actuelles - 1954

